dika daka

parmi la riche production de littérature pour la petite enfance,

juste quelques livres et un CD choisis arbitrairement

 
 
Quelques livres        
alors je chante, passage piétons éditions
Ce livre est juste un jeu, le plaisir de jouer avec les mots et les photos et 
c'est son principal intérêt. Il est hors des clous.
Vous n'y trouverez que très peu d'indications sur les jeux de nourrice et pas de musiques.
À regarder pour un moment de plaisir.














TRÉSOR DES COMPTINES, André Bay, éditions Bartillat, 1996
S'intéresse à la beauté des textes détachés de leurs fonctions. Pose à côté des créations populaires les créations de quelques auteurs. Met en valeur la beauté des créations, leur capacité à faire entendre au-delà des mots, à faire ressentir au-delà des sens. L'introduction est une approche de ces capacités du langage.
Aucune indication sur les jeux, beaucoup plus de textes de comptines que de jeux de nourrice, pas de musique.
Pour goûter à la liberté des mots.




ENFANTINES, jouer, parler avec le bébé, Marie-Claire Bruley et Lya Tourn, illustrations de Philippe Dumas, l'école des loisirs 1988
Les commentaires vont plus vers une analyse psychanalytique que vers une analyse culturelle et sociale.
Bonne description des jeux de nourrice qui sont très variés, et présence de la musique.
La présentation a un côté rétro qui semble placer cette culture populaire et domestique dans le passé.
Les commentaires s'adressent plus aux spécialistes qu'aux familles, mais la description des jeux de nourrice permet leur utilisation au quotidien.



BERCEUSES et paroles pour appeler le sommeil, Marie-Claire Bruley et Lya Tourn, illustrations de Philippe Dumas, l'école des loisirs 1996
Même ambiance que le livre précédent, ton savant, présentation un peu rétro (illustrations, papier, format).
Grande variété de berceuses, présence de la musique.
S'adresse plus à des spécialistes de la petite enfance qu'aux familles, mais il faut voir...



Dans mon jardin tout rond, 105 comptines, formulettes et autres jeux de l'enfance, Anne H. Bastaret, nombreux illustrateurs, Nathan 2006
Belles illustrations. Explications des jeux, quelques commentaires qui s'adressent plus à des spécialistes et quelques versions de jeux de nourrice dans des variantes boiteuses.
Riche dans la variété du répertoire des jeux, de la naissance à la cour de récréation, des jeux de visage aux jeux de balles et tapes-mains. (Le jeu de balle peut être fait par les parents avec un jouet, un objet coloré. Ça intéresse beaucoup le bébé et ça fait du bien aux parents.)
Pour tous.



Bonjour Monsieur Pouce! Comptines à mimer avec les tout-petits, Ingrid Gordon, Bayard Jeunesse, 2003
Quelques jeux de nourrice avec description et de belles illustrations.
Pour tous.


Quelques livres       

alors je chante, passage piétons éditions

Ce livre est juste un jeu, le plaisir de jouer avec les mots et les photos et

c'est son principal intérêt. Il est hors des clous.

Vous n'y trouverez que très peu d'indications sur les jeux de nourrice et pas de musiques.

À regarder pour un moment de plaisir.















TRÉSOR DES COMPTINES, André Bay, éditions Bartillat, 1996

S'intéresse à la beauté des textes détachés de leurs fonctions. Pose à côté des créations populaires les créations de quelques auteurs. Met en valeur la beauté des créations, leur capacité à faire entendre au-delà des mots, à faire ressentir au-delà des sens. L'introduction est une approche de ces capacités du langage.

Aucune indication sur les jeux, beaucoup plus de textes de comptines que de jeux de nourrice, pas de musique.

Pour goûter à la liberté des mots.





ENFANTINES, jouer, parler avec le bébé, Marie-Claire Bruley et Lya Tourn, illustrations de Philippe Dumas, l'école des loisirs 1988

Les commentaires vont plus vers une analyse psychanalytique que vers une analyse culturelle et sociale.

Bonne description des jeux de nourrice qui sont très variés, et présence de la musique.

La présentation a un côté rétro qui semble placer cette culture populaire et domestique dans le passé.

Les commentaires s'adressent plus aux spécialistes qu'aux familles, mais la description des jeux de nourrice permet leur utilisation au quotidien.




BERCEUSES et paroles pour appeler le sommeil, Marie-Claire Bruley et Lya Tourn, illustrations de Philippe Dumas, l'école des loisirs 1996

Même ambiance que le livre précédent, ton savant, présentation un peu rétro (illustrations, papier, format).

Grande variété de berceuses, présence de la musique.

S'adresse plus à des spécialistes de la petite enfance qu'aux familles, mais il faut voir...




Dans mon jardin tout rond, 105 comptines, formulettes et autres jeux de l'enfance, Anne H. Bastaret, nombreux illustrateurs, Nathan 2006

Belles illustrations. Explications des jeux, quelques commentaires qui s'adressent plus à des spécialistes et quelques versions de jeux de nourrice dans des variantes boiteuses.

Riche dans la variété du répertoire des jeux, de la naissance à la cour de récréation, des jeux de visage aux jeux de balles et tapes-mains. (Le jeu de balle peut être fait par les parents avec un jouet, un objet coloré. Ça intéresse beaucoup le bébé et ça fait du bien aux parents.)

Pour tous.




Bonjour Monsieur Pouce! Comptines à mimer avec les tout-petits, Ingrid Gordon, Bayard Jeunesse, 2003

Quelques jeux de nourrice avec description et de belles illustrations.

Pour tous.




















 

Les jeux de nourrice, les comptines, sont avant tout des jeux. Ils sont un subtil outil de socialisation, d'inscription dans l'humanité.
Leur jeu est parent de celui du théâtre. 
Ils sont inscrits dans le temps entre le début et la fin du jeu, le début et la fin de l'action. C'est une approche de la relativité des temps, temps qui passe, temps des acteurs, temps des personnages, et une approche de la construction et de la mise en scène du spectacle. 
Ils sont inscrits dans l'espace: on va en haut, en bas, à gauche, à droite, en avant, en arrière. 
Il y a travail du corps et de la voix. La voix est toujours associée au corps dont le déplacement dans l'espace est imprégné du jeu: émotion, sens.
Les actions et les personnages mis en scène expriment le sens et l'émotion par petites touches. 
Ces jeux proposent plus qu'ils n'imposent, amenant les acteurs (enfant et adulte) à la conscience de l'immensité de l'univers et des limites de la culture. 
Le jeu de nourrice ne donne pas de solution, ne forme pas. Il donne des outils pour vivre. 
Il est aussi riche de plaisir et d'apprentissage pour l'adulte que pour l'enfant.
Son universalité vient de ce qu'il traite d'une émotion, d'une action. Il n’est pas descriptif. 
Il parle d’échanges, de voyages, de poursuites… 
“Celui-ci a vu le lièvre, celui-ci l'a attrapé, celui-ci l'a fait cuire…” nous vient sans doute d’une vie rurale passée, mais enchaîne une suite d'actions qui ne sont pas datées ni localisées. “Cent sous sont bons dans la main du compagnon” vient d'une époque ancienne. Il n'y a plus de sous, plus de compagnons ou presque. Mais le jeu de nourrice parle d'échange, de la satisfaction qu'apporte cet échange, idem pour "j’te vends ma vache". 
“Bateau sur l'eau” et toutes ses variantes parlent de voyage, d'éloignement et des dangers qui vont avec. Ce sont les besoins et les dangers de l'échange avec l'autre, l'immensité du monde, la société, l'enrichissement du voyage.
Il ne faut jamais oublier que ces textes sont joués par l'enfant et l'adulte. Qu'ils sont un spectacle vivant. Ils sont éphémères. Ils laissent la place à des interprétations infinies et c'est là qu'est leur richesse.
Ils intègrent si fort la musicalité et le mystère de la parole, que chaque langue a ses propres textes pour des jeux semblables. Ces textes sont inscrits dans leur culture de référence et il est difficile de les traduire sans en perdre la profondeur.  
"buoc'hig doue" par exemple est repris dans le livre d'André Bay:

Vache de Dieu je vous prie
Passez-moi par-dessus la barrière
Emportez-moi au Paradis
je vous supplie jour et nuit
La version bretonne est:

Buoc’hig-doue me ho ped,
va zremenit dreist d’ar gloued.
Va c’hasit d’ar baradoz,
me ho ped deiz ha noz.

La traduction vache de Dieu est abusive. La “petite vache de dieu” bretonne se traduit en français par coccinelle. 
“Kloued” (barrière) est là pour jouer avec “me ho ped” (je vous prie). 
Les équivalents de la formulette de la coccinelle en français sont très beaux, celui-ci par exemple:

Coccinelle vole
ton père est à l’école,
ta mère va mourir,
va vite la secourir.

La traduction de “buoc’hig-Doue” par “vache de Dieu” au lieu de “coccinelle”   relève de l’imposture intellectuelle. C’est une pratique que j’ai remarquée chez des auteurs bretons et créoles. Ils s’exclament devant les “bretonnismes” et “créolismes” de leur invention qu’ils prétendent être un enrichissement pour la littérature française et une aide pour le développement de leur langue? Je ne vois là que folklorisation du breton et du créole, rejet de ses langues par des auteurs qui font leur carrière en français, acteurs de l’élimination du breton et du créole. Que penserait-on d’une traduction de l’anglais qui donnerait “pomme-arbre” pour “apple-tree”? C’est éminemment poétique, ou c’est traduit par Google? ) 

Le jeu n'est pas une éducation, c'est un acte social, il forme par la pratique. Qu'il soit détourné, récupéré, normalisé, c'est certain, mais alors il perd tous ses pouvoirs pour devenir un outil d'assujettissement, de domination, de normalisation, d'aliénation, et ron et ron petit patapon... 
Il y a certainement des parents qui trichent en jouant avec leurs enfants, des enfants qui trichent en jouant dans les cours de récréation. Mais il y a alors détérioration de la culture réduite à l’état de codes empruntés au marketing.

Heureusement qu’il y a encore des naïfs, sinon l’humanité serait en très grand danger.

Tout cela n’est qu’un ramassis de suppositions sans aucun fondement bien sûr.
jeux de nourrice?

Les jeux de nourrice, les comptines, sont avant tout des jeux. Ils sont un subtil outil de socialisation, d'inscription dans l'humanité.

Leur jeu est parent de celui du théâtre.

Ils sont inscrits dans le temps entre le début et la fin du jeu, le début et la fin de l'action. C'est une approche de la relativité des temps, temps qui passe, temps des acteurs, temps des personnages, et une approche de la construction et de la mise en scène du spectacle.

Ils sont inscrits dans l'espace: on va en haut, en bas, à gauche, à droite, en avant, en arrière.

Il y a travail du corps et de la voix. La voix est toujours associée au corps dont le déplacement dans l'espace est imprégné du jeu: émotion, sens.

Les actions et les personnages mis en scène expriment le sens et l'émotion par petites touches.

Ces jeux proposent plus qu'ils n'imposent, amenant les acteurs (enfant et adulte) à la conscience de l'immensité de l'univers et des limites de la culture.

Le jeu de nourrice ne donne pas de solution, ne forme pas. Il donne des outils pour vivre.

Il est aussi riche de plaisir et d'apprentissage pour l'adulte que pour l'enfant.

Son universalité vient de ce qu'il traite d'une émotion, d'une action. Il n’est pas descriptif.

Il parle d’échanges, de voyages, de poursuites…

“Celui-ci a vu le lièvre, celui-ci l'a attrapé, celui-ci l'a fait cuire…” nous vient sans doute d’une vie rurale passée, mais enchaîne une suite d'actions qui ne sont pas datées ni localisées. “Cent sous sont bons dans la main du compagnon” vient d'une époque ancienne. Il n'y a plus de sous, plus de compagnons ou presque. Mais le jeu de nourrice parle d'échange, de la satisfaction qu'apporte cet échange, idem pour "j’te vends ma vache".

“Bateau sur l'eau” et toutes ses variantes parlent de voyage, d'éloignement et des dangers qui vont avec. Ce sont les besoins et les dangers de l'échange avec l'autre, l'immensité du monde, la société, l'enrichissement du voyage.

Il ne faut jamais oublier que ces textes sont joués par l'enfant et l'adulte. Qu'ils sont un spectacle vivant. Ils sont éphémères. Ils laissent la place à des interprétations infinies et c'est là qu'est leur richesse.

Ils intègrent si fort la musicalité et le mystère de la parole, que chaque langue a ses propres textes pour des jeux semblables. Ces textes sont inscrits dans leur culture de référence et il est difficile de les traduire sans en perdre la profondeur. 

"buoc'hig doue" par exemple est repris dans le livre d'André Bay:


Vache de Dieu je vous prie

Passez-moi par-dessus la barrière

Emportez-moi au Paradis

je vous supplie jour et nuit

La version bretonne est:


Buoc’hig-doue me ho ped,

va zremenit dreist d’ar gloued.

Va c’hasit d’ar baradoz,

me ho ped deiz ha noz.


La traduction vache de Dieu est abusive. La “petite vache de dieu” bretonne se traduit en français par coccinelle.

“Kloued” (barrière) est là pour jouer avec “me ho ped” (je vous prie).

Les équivalents de la formulette de la coccinelle en français sont très beaux, celui-ci par exemple:


Coccinelle vole

ton père est à l’école,

ta mère va mourir,

va vite la secourir.


La traduction de “buoc’hig-Doue” par “vache de Dieu” au lieu de “coccinelle”   relève de l’imposture intellectuelle. C’est une pratique que j’ai remarquée chez des auteurs bretons et créoles. Ils s’exclament devant les “bretonnismes” et “créolismes” de leur invention qu’ils prétendent être un enrichissement pour la littérature française et une aide pour le développement de leur langue? Je ne vois là que folklorisation du breton et du créole, rejet de ses langues par des auteurs qui font leur carrière en français, acteurs de l’élimination du breton et du créole. Que penserait-on d’une traduction de l’anglais qui donnerait “pomme-arbre” pour “apple-tree”? C’est éminemment poétique, ou c’est traduit par Google? )


Le jeu n'est pas une éducation, c'est un acte social, il forme par la pratique. Qu'il soit détourné, récupéré, normalisé, c'est certain, mais alors il perd tous ses pouvoirs pour devenir un outil d'assujettissement, de domination, de normalisation, d'aliénation, et ron et ron petit patapon...

Il y a certainement des parents qui trichent en jouant avec leurs enfants, des enfants qui trichent en jouant dans les cours de récréation. Mais il y a alors détérioration de la culture réduite à l’état de codes empruntés au marketing.


Heureusement qu’il y a encore des naïfs, sinon l’humanité serait en très grand danger.


Tout cela n’est qu’un ramassis de suppositions sans aucun fondement bien sûr.

 
© sapristi 2007 www.sapristi.fr
pour la photo originalehttp://www.sapristi.frshapeimage_17_link_0

75 chansons, comptines et jeux de doigts

Hélène Bohy, Agnès Chaumié


un CD édité par enfance et musique

Plutôt riche et varié.

Épuisant quand votre enfant vous a obligé à l’écouter des dizaines de fois d’affilée.

exemples de
 jeux de nourrice
cliquer ici !jeux_de_nourrice.html
Pour voir 
un reportage sur le spectacle 
mon doudou 
cliquez icihttp://www.pulceo.com/habitants/spectacle-a-la-meilleraye-de-bretagne-conte-spectacle
Pour des information sur le spectacle allez à la page spectaclespectacles.html