dika daka
dika daka
un exemple de conte dessiné
Conte dessiné
Conter en dessinant est une pratique que l’on trouve aux quatre coins du monde.
Notre première rencontre avec cette forme de narration ce fut dans “la ferme africaine” (out of Africa) de Karen Blixen (deuxième partie, note d’une émigrante, Les sentiers de la vie).
Ce conte à une importance particulière pour cet auteur. Nous vous conseillons de lire sa correspondance dont une partie a été traduite en français. (Lettres d’Afrique, folio, Gallimard) Le conte de la cigogne y revient très souvent.
Ensuite nous avons eu l’occasion de voir un conteur dire un conte avec un rétro-projecteur. Il avait trouvé ce conte dans le livre d’Anne Pellowski, les ficelles du conteur, Armand Colin-Bourrelier, 1986.
On apprend dans ce livre qu’au Japon les enfants utilisent des comptines à dessiner (drawing songs), que les Aborigènes d’Australie dessinent leurs histoires sur le sable, et que les Inuits, eux, les dessinent sur la neige ou sur la boue.
Nous, nous utilisons un bloc de papier et une craie.
N’ayant pas trouvé d’autres contes que la cigogne et les quatre contes du livre d’Anne Pellowski, parmi lesquels une variante de la cigogne, nous nous sommes vus dans l’obligation de construire nos propres contes.
Nos créations, auxquelles s’ajoutent celles des enfants des ateliers, cela fait quelques heures de répertoire de contes dessinés, dont le plus long ne dépasse pas les trois minutes, de quoi faire plaisir aux enfants et aux adultes.
Ce jeu que les adultes utilisent pour distraire les plus petits est ensuite repris par les enfants de huit à dix ans, c’est pourquoi nous avons trouvé dans les cours de récréation de Loire-Atlantique les différentes variantes du conte du chien.
Une dizaine d’année de pratique nous a permis d’avoir une bonne connaissance du fonctionnement de ces contes, si bien qu’en quelques heures, nous donnons à un enfant la capacité de faire d’un de ses dessins un conte dessiné. Il ne reste plus à ce conte qu’à vivre, qu’à passer de bouche en bouche, de vie en vie, pour atteindre la qualité et l’émotion de la cigogne.
Le conte dessiné du chien semble assez répandu en Loire-Atlantique. Lors d’interventions en milieu scolaire, nous avons trouvé, pratiquement dans chacune des écoles, au moins un enfant qui connaissait ce conte. Les versions sont très différentes. Si la trame principale reste la même, les motifs sont différents, et il en résulte des espèces de chien très variées: museau, oreilles, truffe, yeux. Cela va du Saint-Bernard au basset.
L’histoire peut être celle du petit bonhomme qui a perdu ses bras, de la petite fille qui saute à la corde, de l’invasion des extra-terrestres, d’un enterrement...
Photo © sapristi www.sapristi.fr
an tata c’hwec’h
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Tangi ha Soazig
Tangi et Soazig